Bore-out : quand l’ennui au travail rend malade !

Amis actifs, Bonjour !

Me voici très heureuse de vous retrouver ce jour pour une nouvelle chronique à même de vous aider, chers auditeurs, à mieux cerner les raisons de votre mal être au travail.

S’ennuyer à mourir ! Une expression pleine de sens pour de nombreux salariés qui n’ont pas, ou peu de choses à faire durant leurs heures de travail. Fatigue, déprime, baisse de l’estime de soi…  attention au bore-out ! Passer ses journées à « tuer le temps » serait aussi mauvais pour la santé que trop travailler.

Regarder l’heure, nous y avons tous été confrontés, au moins une fois dans notre vie, lors notamment d’un creux d’activité. Mais, pour certains, l’ennui est quotidien et peut vite devenir anxiogène.

Alors que le burn-out ou surmenage, est aujourd’hui reconnu, l’ennui au travail demeure encore tabou. Pourtant, occuper un poste où il n’y a rien à faire peut vite devenir un supplice, car l’oisiveté entraîne un manque de stimulation intellectuelle stressant et dévalorisant. Face à l’ennui, de mauvaise habitudes peuvent vite se mettre en place : grignotage, pauses cigarettes plus fréquentes … Des comportements qui expliquent, selon une étude anglaise, que les salariés qui s’ennuient au travail, présentent un risque deux à trois fois plus élevé d’accidents cardiovasculaires que ceux dont l’emploi est stimulant.

Pour 90% des employés, l’ennui serait en effet insupportable. Seuls 10% des personnes interrogées parviendraient à trouver le bonheur, ces dernières ne considérant pas le travail comme un élément permettant de se réaliser. Aussi, pour la grande majorité, ne rien faire, c’est risquer de perdre l’estime de soi, de se sentir incapable ou inutile. L’ennui peut être une porte ouverte à la morosité, la remise en question ou encore la dépression …

Les raisons de l’ennui au travail peuvent être multiples : dans le secteur public par exemple, il peut s’agir d’une mise au placard de fonctionnaires qu’on ne peut licencier ou de postes non-supprimés mais vidés de leurs sens, ou encore dans le secteur privé d’une parcellisation des tâches possée à l’extrême.

Pour s’en sortir, prendre du recul est essentiel. Pour une personne qui a été placardisée, hormis la démission, il n’y a malheureusement pas beaucoup d’échappatoires. Pour les autres, et notamment les jeunes, qui sont parfois employés à des postes jugés « inutiles » au début de leur carrière, il est possible d’en profiter pour sonder quelles sont vos aspirations professionnelles réelles. Cela permet, bien souvent, de faire évoluer les choses, en instaurant un dialogue avec sa hiérarchie et en signalant que l’on mérite mieux qu’un poste vide de sens.

Vous voici désormais armés, chers auditeurs, pour mieux saisir les contours de votre mal-être au travail !

Rdv la semaine prochaine pour une nouvelle chronique en lien avec le monde passionnant du travail pour vous aider à réguler les tensions auprès de vos équipes !

Belle journée à toutes et à tous et à très bientôt pour de nouvelles aventures Pro !

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